memories can be good, too ❥ archibald

 :: Exponentia :: Ville :: Zone neutre :: Bars Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 1 Aoû - 3:18
we kill our way to heaven

Les jours se ressemblaient, les fins de semaine se ressemblaient. Quoi que le brun y allait plus souvent, dans ce bar où il rentrait en titubant, sans se souvenir de comment il était arrivé au pas de sa porte aussi rapidement. Pour oublier ses maux, payant le prix de sa consolation dans les nausées du matin. Quel déchet, en fait. Cet enfant brume faisait tâche dans un monde de plus en plus incertain, et alors qu'il pourrait faire mieux, il se retrouve à faire n'importe quoi, comme un gosse qui a perdu son doudou quelque part où il ne le retrouvera jamais. Caprice futile. Il soupire, en passant d'un revers de manche au-dessus de la toilette. Il fait pitié, il se trouve pitoyable. Il se dégoûterait même si il ne trouvait pas de bons côtés dans sa vie.

Il se relève, se tournant vers le miroir qui ne reflète qu'une silhouette au teint pâle, maladif et anémique. Cela fait deux ou trois jours qu'il mange peu, ou à peine. Rien ne passe dans son estomac, sauf l'alcool qui rend fou. L'oxygène lui fait mal au poumons, trop habitué à aspirer de la fumée qui fait halluciner. Il se passe de l'eau tiède sur le visage. Il doit se réveiller avant de travailler. Ce week-end, il fera autre chose, peut-être. Il s'habille, et descend dans le jardin derrière le magasin. Même si l'enseigne dit que la boutique est fermée, il n'hésite pas à aller arroser les plantes qui poussent dans la grande serre qui lui sert de jardin. Et tandis qu'il allume la radio qui passe de la musique, il se met à fredonner doucement en même temps. Il rempli l'arrosoir et passe entre les allées de fleurs qui poussent, envahissant l'espace. Elles sont épanouies, cela se remarque tout de suite. On ne pourra jamais dire qu'il néglige son entreprise, car elles le rendent tout aussi heureux. Mais allons savoir pourquoi, elles font un peu la tête ce matin. Leurs tiges se ramollissent, leurs têtes se courbent. Et ça l'attriste. Il sait qu'ils se transmettent l'un à l'autre des ondes, il les ressent. Elles sont mal en point, comme lui.

Il caresse une tulipe l'espace d'une seconde, en la regardant affectueusement. Ses cernes font de lui un être déplorable, dévasté. Il sourit tout de même, lui susurrant que tout ira bien. Même si il fait pitié, il sait qu'il se remettra sur pied. Peut-être pas immédiatement, mais prochainement. Il termine son travail, laissant le soleil faire le reste à ses plantes. Il remonte à son appartement, en se couchant dans son canapé confortable qui l'emporte dans les bras de Morphée rapidement.

Il est impossible de se dire qu'il va au plus mal. Il sait que sa tendre ex meilleure amie a commis un geste qui est irréparable. Et il a peur pour la suite. Il craint ces représailles desquelles il n'y échappera pas. Il a vu les flammes, il a vu l'affiche. Qui n'aurait pas peur après cela, surtout non-humain. Tous se méfiaient des uns des autres, on se fixait étrangement. Il n'y avait qu'à l'église qu'on ne se regardait pas avec ce regard noir et accusateur. Il fermait les yeux, aspirant une bouffée de la substance qui brûlait au bout de sa pipe, dans une boule de papier fin. Elle n'est pas grosse, juste assez petite pour en tirer profit cinq ou huit fois, à peine. Il la pose sur le plateau en argent sr sa petite table de salon en bois clair avant de se lever. Elle l'apaise, il se sent mieux. Il est encore lucide, d'ailleurs, personne ne va le remarquer. Mais il se sent mieux pour lui-même, il est prêt à sortir.

Il ajuste sa veste, ferme sa porte à clé et part sans savoir où il va. Il avance au gré du vent, et celui-ci l'emmène dans les rues des restaurants. Mais il n'a pas faim. Il a soif. Il n'a pas envie de vomir demain matin à cause d'une overdose d'Absinthe. Il a envie d'un truc qui a un goût différent. Il veut essayer d'aller ailleurs que là où il va régulièrement. Et c'est devant un bar lambda qu'il s'arrête. Il regarde l'enseigne, un regard qui se vide. Il sourit tout de même légèrement avant de pousser la porte et entrer dans le bâtiment. Il s'avance vers le bar et s'y installe, se mettant à l'aise.

Ce soir, il va faire les choses différemment. Il toussote dans sa main fermé. Il n'y a pas grand monde au comptoir, ce qui l'arrange pour l'instant. Il se penche un peu, en retirant sa veste et se tournant pour la faire pendre au tabouret, lorsque le barman l'interpelle. Il se retourne vers lui, et là ses yeux se transforment en deux grosses billes violacées. Il sourit de toutes ses dents malgré la surprise.

« Archibald, quel plaisir de te revoir. Et quelle surprise aussi. »

Il espère qu'il va se rappeler de lui au moins !


CODE TOXIC GLAM

Purple Opium
avatar
Messages : 48
Date d'inscription : 04/12/2015
Localisation : Dans ma boutique, la plupart du temps. Sinon...
Voir le profil de l'utilisateur


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
comme la fumée qui s'évapore, j'ère en ce monde là, vivant, pourtant insaisissable. comme la fumée, inatteignable, impossible à capturer.  ► hellsangels.
Revenir en haut Aller en bas
Mar 20 Sep - 2:06
▲▼ D i v i n gCette main violemment plaquée contre la table ravive enfin ses sens. Dieu, où était-il ? Une voix sourde venait lui percer les oreilles, beaucoup trop tonitruante pour qu'elle soit à un décibel correct. Le jeune homme plisse alors un minimum les yeux, quelque peut perturbé. Il ne savait plus depuis combien de temps il était coincé là, entre le diable et un mur. Enfin... Le diable ? Un surnom bien exagéré pour son  patron à la carrure bien développée. La voix sourde reprit aussitôt lorsqu'un sourire amusé effleura ses lèvres... Apparemment, il l'avait vu et avait tout de suite cru à une moquerie de sa part. Ce n'était pas de sa faute si la comparaison avec le Diable l'avait fait sourire, après tout. Elle avait été juste, mais aussi terriblement déplacée.  Le barman redressa alors définitivement sa tête pour se décider à enfin répondre, contrôlant du mieux possible sa voix afin de ne pas répondre avec un ton désinvolte. Il n'était quand même pas si idiot pour mettre de l'huile sur le feu.

« Oui ? »

« Comment ça, oui ?! T'as les oreilles bouchées ?! »

Archibald grimaça. Grimaça tant que son ventre se mit à se tordre en même temps.

[…]

Fichu début de soirée. C'est en nettoyant les verres que le sigma, frotté dans le mauvais sens du poil, allait et venait son  torchon pour finir les maigres préparatifs d'avant l'ouverture. Il n'avait pas l'habitude de se prendre une douche froide, pas quand elle venait directement de son supérieur. Ce dernier avait toujours été très clément à son égard... Sur presque tout les points. Bien qu'il ne tolérait pas les absences, il prenait toujours en considération la tchatche de son employé qui lui amenait toujours un peu plus de monde au comptoir. Pas des masses non, mais c'était toujours agréable d'avoir un potentiel serveur avec qui discuter lors des nuits solitaires... Et dans ce rôle, le garçon aux cheveux roses savait parfaitement s'y prendre. C'était aussi pour ça qu'il avait été rapidement mit au contact avec le client ; Question business, le patron était impitoyable. Alors … Pourquoi s'était il prit une réprimande aussi sèche à peine avait-il franchi les portes de l'établissement ? C'était encore à savoir. A ce qu'il avait comprit, un des employé avait piqué dans la caisse le week end dernier et malencontreusement, il avait été le premier dans la  ligne de mire vu qu'il faisait payer. Un peu fatigué par son manque de sommeil de la veille, Archibald s'était en plus à peine défendu sur la fin, rétorquant de manière peu habile que si il aurait voulu piquer dans la caisse, il l'aurait sans doute fait un peu plus tôt que ça. Quatre mois qu'il travaillait ici... Quatre mois !  En y pensant, c'était un record pour lui qui enchaînait les petits boulots sans lendemain. Alors, être accusé de voleur ce soir l'avait un peu secoué, sans mentir... Surtout après s'être dit qu'il avait peut-être trouvé de quoi vivre pendant un petit moment.

A côté de ça, la vie continuait et ça n'allait pas empêcher les potentiels clients d'arriver. Archibald devait assumer son boulot jusqu'au bout, alors que son humeur avait pivoté telle une aiguille sur une boussole cassée. Les sourcils constamment froncés, le col de sa chemise blanche mal ajustée bien que légèrement ouverte, il reposa le verre un peu précipitamment contre le comptoir, inspirant lourdement pour essayer de chasser ces idées trempées dans de l'acide citrique. Encore quelques minutes... Quelques secondes pour récupérer et retomber sur ses pattes. Il pu entendre la porte s'ouvrir et se refermer dans la foulée... Non, il n'avait pas eut le droit à plus de temps que ça. Archibald ferait donc avec. C'est ainsi qu'il se tourna vers l'entrée avec un petit sourire, jouant sur les faux-semblants.

Même s'il espérait déjà rentrer chez lui pour oublier ce qui s'était passé en début de soirée.

Les clients n'étaient pas pénibles ce soir. Encore une chance pour un Archibald potentiellement agacé par avance. Il se souvenait... Oh que oui il se souvenait du bon nombre de fois où l'alcool frappait plus fort que la raison. Du nombre de fois où il avait dû éponger les catastrophes, éponger les débordements d'agressivité, éponger ce qu'on avait pu régurgiter. Non, vraiment, pour le moment, les choses semblaient se passer dans le calme le plus total... A son grand soulagement. La main tendue vers une bouteille de rhum, il continuait son service, inlassablement, passant de boisson en boisson ainsi que de verre en verre, les faisant presque glisser sur le comptoir en marbre pour satisfaire les plus pressés. C'est uniquement une fois le verre déposé qu'il cru voir du coin de l'oeil une nouvelle tête s'accrocher à sa console, n'y prêtant pas plus d'attention que ça au premier abord.

« Bonsoir ! Quelque chose vous fait envie ? » Fit-il presque mécaniquement, sans pourtant perdre d'entrain dans sa voix.

Puis il se décida enfin à se tourner.

C'est en revoyant son visage qu'il s'imaginait ses longues années à l'école. Ses mèches brunes, ses grands yeux améthystes, ainsi que le contour fin de son visage. Il lui était impossible de l'oublier, malgré le temps qui avait filé depuis leur dernière rencontre... Il n'avait pas tant changé, si ce n'est qu'il avait forcément un air bien plus mûr qu'avant, dû au monde du travail, probablement... Et bien d'autres choses ? Apparition au cœur d'un mirage aux relents alcoolisés, le jeune sigma se força à cligner des yeux pour réagir de façon un peu plus convenable. La vie... Quel tour allait-elle encore lui jouer? Archibald ne croyait pas au destin, mais le fait de le revoir aujourd'hui était si saugrenu qu'il ne savait plus où se placer pendant un court instant. Ridicule... Trop ridicule. Lui qui était le parfait synonyme 'd'être à l'aise avec autrui' se retrouvait comme un sale môme paumé dans la forêt de la contemplation en ce moment même, juste parce qu'il venait de revoir ce qui avait été autrefois, probablement un crush de jeunesse.

Arsaell, toujours si beau avec ce visage marmoréen. Si beau qu'Archibald se refusa de se l'avouer une énième fois, retombant toujours et encore dans le même déni quand lequel il avait été quand il était encore étudiant.

Il arrive enfin à décrocher un sourire. Le silence dans sa tête avait aussitôt décampé, laissant de nouveau place à son assurance naturel. Étrangement aussi, son agacement s'était évaporé, laissant juste place à une certaine curiosité latente.

« Ah, quel client particulier... Je ne pensais pas te revoir ici ! Plaisir partagé. »

Si Arsaell avait changé ; Archibald probablement aussi. Le rose se met alors devant le thêta, gardant ce même sourire sur les lèvres, chaleureux mais légèrement piquant. Il avait vu le sourire du brun, et il en venait même à se demander si... Il l'avait déjà vu sourire comme ça, avant.

« Avant toute chose,  je devrais prendre ta commande. Ce serait mal venu de ma part de venir discuter alors que tu n'es même pas paré pour le reste de la nuit. »

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Blue eyes of the Prince
avatar
Messages : 25
Date d'inscription : 27/11/2015
Localisation : Quelque part...
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Dim 20 Nov - 1:58
we kill our way to heaven

Ils ne s'étaient plus vu depuis longtemps et il fallut quelques secondes pour que le brun du nord se fasse violence de revenir sur terre. Parce qu'au plus il l'observait, au plus il trouvait que quelque chose avait changé en le jeune homme devant lui. Deux étudiants que la vie avait endurcit les années suivantes pour prendre sur soi et prendre en maturité.

Mais il n'y avait pas que ça, car devant le regard qui venait de se perdre dans ses iris violacées, il balayait les doutes de ne pas se faire reconnaître. Même si il n'avait pas pris une ride, il restait physiquement trop bien reconnaissable. Il avait juste été brisé au fond de lui, il était devenu une ombre que l'on chassait d'un coup de vent, qui s’évanouissait dans une brume opaque au gré du vent. Il mourrait aux premiers rayons du soleil, il mourrait ainsi dans les chaleurs de la journée.

Il n'efface pourtant pas son sourire amical,

« Mais bien sûr. », il reste sur le même ton, trop formel, cela ne lui ressemble pas.

Il hésite sur ce qu'il veut prendre, il se terre dans ses pensées profondes, à se demander si il n'a pas l'air imbécile, si ses cernes sont visibles, si il est moche. Il a tout d'un coup, peur d'être déplaisant à regarder. Ça a toujours été comme ça avec Archibald. Il se rappelle même à des coins de couloirs se remettre les cheveux en place pour éviter de les avoir en pétard. Juste parce qu'Archibald passait par là. Juste pour plaire. Il s'est senti peut-être pitoyable sur le coup, comme une gamine qui craque pour le beau gosse de son aile à l'académie. Lui, ne tenant dans ses bras que ses bouquins contre sa poitrine, trop calme pour se faire voir et entendre. Trop étudiant.

Il revient à lui, en se rappelant qu'il devait choisir un liquide à boire. Il regarde pourtant la carte sans s'y plonger complètement, le regard se perdant dans les lettres, la gorge sèche. Il a soif, veut faire autre chose que ce qu'il fait d'habitude. Il veut éviter de souffrir demain. Il pointe du bout de son index le nom d'un cocktail qu'il n'a jamais bu, tapotant dessus comme pour s'y appuyer.

« Tiens, je vais prendre ça. », pour changer oublie-t-il de continuer.

Il se met dans le fond du dossier du tabouret, croisant les jambes, les bras croisés contre sa poitrine, n'écoutant que d'une oreille l'ambiance minimaliste du bar, les yeux fermés. Il attend simplement qu'il soit servit et une fois chose faite, il se penche sur son verre, le prenant avec légèreté et le frôlant du bout des lèvres. Le goût lui change de ce qu'il boit d'habitude, c'est même plus doux que le liquide verdâtre qui lui détruit l’œsophage en quelques gorgées. Et instantanément, son visage s'adoucit, son regard s’apaise. Il se sent mieux. Il sourit, satisfait.

« Et bien, je crois que je suis paré pour la nuit maintenant.  »

Il relève le regard sur le rose, son sourire plus franc, plus sincère. Le voile est tombé.


CODE TOXIC GLAM

Purple Opium
avatar
Messages : 48
Date d'inscription : 04/12/2015
Localisation : Dans ma boutique, la plupart du temps. Sinon...
Voir le profil de l'utilisateur


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
comme la fumée qui s'évapore, j'ère en ce monde là, vivant, pourtant insaisissable. comme la fumée, inatteignable, impossible à capturer.  ► hellsangels.
Revenir en haut Aller en bas
Mar 7 Mar - 17:16
Bonjour petit membre
Ce RP est-il toujours d'actualité ?
❝ I talk to God
avatar
Messages : 215
Date d'inscription : 15/02/2015
Voir le profil de l'utilisateur http://exponentia.forumactif.org



Je suis le messager, la colombe
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Exponentia :: Ville :: Zone neutre :: Bars-